Les Planètes Géantes
Au-delà de la ceinture d'astéroïdes se trouvent les quatre planètes géantes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Ces mondes colossaux se divisent en deux catégories : les géantes gazeuses (Jupiter et Saturne), composées principalement d'hydrogène et d'hélium, et les géantes de glace (Uranus et Neptune), riches en eau, méthane et ammoniac. Ensemble, elles représentent 99,5 % de la masse de toutes les planètes du système solaire.
Jupiter est la plus grande planète du système solaire, avec un diamètre onze fois celui de la Terre. Sa Grande Tache Rouge, une tempête anticyclonique plus grande que notre planète, fait rage depuis au moins 350 ans. Jupiter possède 95 lunes confirmées, dont quatre grandes lunes galileennes découvertes par Galilée en 1610 : Io (volcanique), Europe (océan sous-glaciaire), Ganymède (plus grande lune du système) et Callisto.
Saturne est instantanément reconnaissable grâce à ses magnifiques anneaux. Ces anneaux, composés de glace et de roches, s'étendent sur 282 000 km mais ne dépassent pas 1 km d'épaisseur. Saturne est la moins dense des planètes — elle flotterait sur l'eau ! Avec 146 lunes connues, dont Titan dotée d'une atmosphère épaisse et de lacs de méthane liquide, Saturne est un système planétaire miniature à elle seule.
Uranus est une géante de glace qui présente une particularité unique : son axe de rotation est incliné à 98°, si bien qu'elle tourne sur le côté. Ses pôles reçoivent plus de lumière solaire que son équateur. Uranus apparaît bleu-vert en raison du méthane dans son atmosphère qui absorbe la lumière rouge. Elle possède 27 lunes connues, toutes nommées d'après des personnages de Shakespeare et d'Alexander Pope.
Neptune est la planète la plus éloignée du Soleil. Malgré sa grande distance, elle possède les vents les plus violents du système solaire, atteignant 2 100 km/h. Sa plus grande lune, Triton, orbite en sens inverse — elle a probablement été capturée dans la ceinture de Kuiper. Neptune a été la première planète dont l'existence a été prédite mathématiquement avant d'être observée. Sa découverte en 1846 fut un triomphe pour la mécanique céleste newtonienne.